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Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between
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MessageSujet: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between Dim 21 Fév - 18:42



« Gavriil A. Ivanovski »
Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce qu'on veut



Informations
AGE › 22 ans
DATE DE NAISSANCE › 8 Septembre 1993
LIEU DE NAISSANCE › Un village de Russie
ORIGINES › Russes
SANG › A priori pur
BAGUETTE › Bois de cèdre, crin d'abraxan, 26,66 cm
PATRONUS › Opossum
EPOUVANTARD › Un loup-garou
METIER › Vendeur à la sauvette, Gigolo, Serveur au Helly Heaven
STATUT › Célibataire
CARACTERE › Joueur – Loyal – Lunatique – Secret – Souriant – Menteur – Indépendant – Débrouillard – Amoral – Opportuniste – Mélancolique – Sociable – Adaptable
DON PARTICULIER › Loup-garou
GROUPE › Le reste
AVATAR › Andrej Pejic
CREDITS › Aelyne

MA PERSONNALITE › La première chose à savoir sur Gavriil c'est qu'il n'a aucune estime de lui-même, ce qui fait qu'il n'hésite à faire des choses inconsidérées car pour lui, sa vie n'a que peu de valeur. De ce fait, il essaie de vivre pour ceux qu'il aime, et serait capable de tout pour eux, parfois même de trop. C'est un ami très fidèle et il pourrait mourir pour sa famille si c'était nécessaire : même s'il a toujours l'air de tout prendre par dessus l'épaule, il est capable de tout pour ceux qu'il apprécie.

Gavriil est presque impossible à cerner car il cache tout derrière des sourires. Il n'aime pas parler de lui, et n'hésite pas à mentir lorsqu'on lui pose des questions trop personnelles, car il ne veut pas attirer l'attention et qu'au fond, il n'est pas fier de sa vie, qu'il juge un peu misérable. Il aime se créer des rôles à jouer pour se rapprocher des gens.

Il traîne toujours partout, et parle à beaucoup de personnes car il adore faire de nouvelles connaissances, même si très peu des ces gens le connaissent réellement tel qu'il est vraiment -même si on peut considérer que ses rôles font un peu parti de lui. Ces nouvelles rencontres lui permettent aussi de tout savoir sur tout, mais il n'en profite pas plus que ça. Il n'aime pas se dévoiler, alors il ne dévoile pas les secrets des autres, sauf en cas d'exceptions, et son exception c'est l'argent. Loin d'être cupide, Gavriil ferait tout pour sa famille, et puisque sa famille a besoin d'argent, il n'hésite pas à en gagner, de quelque manière que ce soit, qu'importe l'image qu'il renvoie ensuite de lui. Tant pis s'il doit manipuler, talent dans lequel il est très doué, ou s'il doit pour cela s'abaisser plus bas que terre.


PRENOM/PSEUDO › Charly AGE › ça dépend de mon humeur LOCALISATION ›What a Face PI OU SCENARII? › pi DOUBLE COMPTE? › Oooow... Yeah. COMMENT AS TU DÉCOUVERT LE FORUM? › . UN DERNIER MOT? › Non pas vraiment :p





Dernière édition par Gavriil A. Ivanovski le Mar 1 Mar - 22:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between Dim 21 Fév - 18:42




« Histoire »


ONCE UPON A TIME IN RUSSIA

Le nord de la Russie, ce n'est pas un coin très conseillé, même pour les sorciers. Il fait terriblement froid, le sol est couvert de boue en permanence quand ce n'est pas de la neige voire de la glace, les riches n'existent pas et les gens vous feraient du mal s'ils le pouvaient. Sympa non ? C'est là que je suis né. On ne pouvait pas rêver mieux... Mes parents sont sorciers tous les deux, et mes grand-parents aussi. Après, allez savoir si on est une ancestrale famille de sang-pur ou non... Personne n'en sait rien. Ici on est bien trop concentrés sur le présent pour s'occuper des morts.

Dans ma famille on est sept enfant. Trois plus âgés que moi et trois plus jeunes. Ça fait beaucoup dans une maison d'à peine 300 mètres carrés... Faut dire qu'il y a aussi les deux grands mère, le vieux Sacha et les parents... Autant dire que si on recherche la solitude, c'est peine perdue. Mais bon, quand on n'a connu que ça, c'est pas si dérangeant... Faut juste accepter d'avoir une vie privée qui frôle le niveau moins dix. Enfin bon, chez nous c'est comme ça : la famille, c'est la famille ! Aussi, j'ai toujours partagé ma chambre avec mes trois ainés. Alors pour garder ses secrets, c'est pas tout à fait ça...

Je suis né à une période assez critique pour mes parents. Enfin, d'après ce qu'on m'a raconté. Moi j'étais bien trop petit pour en avoir conscience... Mais dans notre village, là-bas, y'a une famille, la plus importante, qui nous taxe de l'argent en échange de leur « protection ». C'est du baratin évidemment, mais personne ne dit rien, pas envie de se faire descendre. Ce sont les sorciers les plus puissants du coin, et ils ont su se faire une place... Par la force. Toujours est-il que nous, les Ivanovski, on a jamais roulé sur l'or, alors forcément... Ils nous ont vite eu dans le collimateur. Soit-disant qu'on cachait notre argent. Si on en avait eu, on l'aurait utilisé ! 'Fin bon... Y'a des gens, faut pas leur demander de trop réfléchir. De toutes façons, ils avaient déjà décidé qu'on était la proie du village. Donc, à ma naissance, c'était cette fameuse époque où la maisonnée se demandait où trouver de l'argent à leur donner. Y'a pas mal de trucs qui y sont passés : meubles, derniers bijoux de famille, livres... Du coup jusqu'à mes quatre ans, c'était vraiment la dèche. Heureusement qu'on a un sens de la solidarité très fort chez nous, sinon moi et ma petite sœur, la petite dernière à l'époque, on y serait sûrement passé.

Après y'a eu une amélioration. Le groupe s'est fait descendre par on ne sait qui, sûrement un mec qui en a eu marre. Toujours est-il qu'on les a retrouvé morts devant chez eux, et que personne ne s'en est plaint. Là, ça a un peu été la libération pour nous tous. Avant on préférait ne pas sortir, c'était plus prudent. Là, je pouvais partir errer dans les rues avec mes deux grands frères. Mes sœurs elles, restaient à la maison pour aider à faire les repas et le ménage. Oui, on est assez traditionnels dans le coin. Les femmes au foyer et les hommes dehors, mais qu'est que vous voulez, avec les vieux conservateurs dans la piaule, difficile de changer les mœurs comme ça.

On essayait de grappiller un peu d'argent en rendant des petits services. A sept ans, je savais déjà comment la vie marchait : on travaille pour se nourrir, sinon on meurt, point ! C'était ce que rabâchait le père à longueur de journée, alors forcément, on finit par le retenir et par l'appliquer. Enfin, vu que j'étais pas très costaud, moi je me contentais surtout de regarder mes frères bosser, parce que je pouvais pas faire grand chose. De temps en temps je filais un coup de main à la taverne en faisant un peu de service, mais pas grand chose.

Je préférais vagabonder dans le village et flâner dans la campagne autour, mais je le faisais pas souvent, parce qu'évidemment, les rêveries, ça rapporte rien à manger. Et puis un jour que je faisais ma vie comme ça, je suis tombée sur ce qui pouvait être appelé le « libraire » du village, un vieil homme qui avait chez lui quelques vieux bouquins qu'il prêtait aux peu de gens intéressés pour une somme dérisoire. Il m'a proposé de l'aider à ranger ses étagères, c'était un vrai foutoir là-dedans. Et comme je crachais pas sur de l'argent, forcément que j'ai accepté. Et puis j'ai trouvé ça sympa. C'est ce vieux qui m'a appris à lire, enfin, à lire mieux que de déchiffrer douloureusement lettre par lettre les mots que je voyais. Et puis, il m'a appris à parler anglais aussi. Dans ce coin paumé, y'avait pas beaucoup de personnes qui pouvaient se vanter de savoir parler autre chose que notre patois russe.

Je dois dire que j'étais assez fier de ça. Bon, paraît que j'avais un sacré accent, mais au moins je me faisais comprendre... Et dès que quelqu'un avait besoin d'une traduction, c'était moi qu'on venait chercher et ça me faisait un autre gagne pain. Bon après, évidemment, ça faisait pas des masses d'extra, c'est pas tous les jours que l'anglais manque par chez nous... Mais c'était déjà ça. Et mes parents m'ont demandé de faire partager mon savoir aux quelques volontaires de la famille. Qui n'étaient pas très motivé, faut le dire. Mais ça m'a donné mon importance pendant quelques années.

WHO I AM ?

A mes treize ans, je me suis travesti pour la première fois. Totalement par hasard. C'était à cause de mon frère, qui s'était vanté auprès de son meilleur qu'il s'était dégoté une petite-amie canon, alors qu'il avait toujours eu peur de parler à des filles. Alors il est venu me trouver un après-midi en me demandant de me faire passer pour cette jolie demoiselle chimérique. J'allais pas le laisser dans l'embarras, et comme j'avais rien à faire, je suis allé piquer une des robes de ma sœur, sa brosse et la minuscule trousse à maquillage de la maison. Je me souviens encore de la tête de mon frangin quand je suis sorti le rejoindre. Apparemment, je lui faisais de l'effet... Il m'a dit que j'étais plus beau en fille, mais qu'il savait pas comment j'avais pu accepter de faire ça. Lui l'aurait pas fait, timoré comme il l'était ! Moi ça me dérangeait pas. Fille ou garçon, je restais moi-même à l'intérieur...

Son copain n'y a tellement vu que du feu que mon idiot de frangin a refait le coup plusieurs fois. J'ai fini par en avoir marre d'être sa poupée personnelle, alors j'ai fini par craquer et lui dire de se débrouiller seul, mais quelques semaines plus tard, j'ai eu envie de tester juste pour moi cette fois.

Je suis parti me balader seul en fille, et bizarrement les gens étaient tous beaucoup plus aimable avec moi. J'ai trouvé ça pas mal, du coup je l'ai refait de temps à autre. Quand mes parents m'ont grillé, ils étaient pas très heureux... Mais c'est surtout mon grand-père qui a fait toute une scène sur ma débauche et la honte que je devrais ressentir à faire ça. Je les ai tranquillement écouté en attendant que ça passe, un peu déçu à l'idée que je pourrais plus recommencer maintenant qu'ils m'avaient à l'oeil. Mais en fait, l'occasion de me travestir à nouveau s'est représentée bien plus tôt que prévu.

C'était deux mois après cet incident. Un mec, un étranger de passage, avait volé à ma petite sœur Natasha -ma préférée- sa petite gourmette en argent -un cadeau d'anniversaire qu'on lui avait offert à ses cinq ans et qu'on avait dû acheter en se serrant la ceinture pendant trois semaines. A onze ans, elle ne pouvait pas faire grand chose pour la récupérer seule... Alors elle a demandé de l'aide aux parents, qui ont chargé mes frères d'aller le chercher. Sauf que mes frères sont tous de lamentables sorciers, et l'homme n'a eu aucun mal à les empêcher de le reprendre. Alors j'ai demandé à mon père de me laisser faire. Ce genre de mec, c'était facile à comprendre. Il était comme mon aîné : facilement manipulable. Alors je me suis travesti, je l'ai séduit, et j'en ai profité pour lui chiper le bracelet. C'est à ce moment que j'ai vraiment compris quel pouvoir on pouvait exercer sur les autres si on savait s'y prendre. C'est aussi là que je me suis dit qu'il serait très avantageux pour moi de profiter de ça, mais je me suis promis de jamais en abuser. Mais j'aimais bien l'idée. J'aime pas qu'on en sache trop sur moi, alors se faire passer pour une fille, c'était un bon moyen de cacher qui j'étais. Non pas que j'ai honte de moi mais... Je suis plutôt secret.

WELCOME MAGIC

C'est un peu après, à 14 ans, que j'ai commencé à apprendre la magie. Mon père m'avait déjà montré quelques sorts, mais je n'avais pas de baguettes à moi... Comme on est nombreux dans la famille, on n'a pas pu acheter des baguettes à tout le monde. Logique. Mes grands frères ont hérité de celle de mon grand père et de ma grand mère, mais apparemment elles marchent mal. J'ai eu de la chance, j'ai pu avoir la mienne, une qui m'appartenait vraiment.

Je me souviendrais toujours de ce jour là. C'était pour mon anniversaire. Une année où on avait récupéré assez d'argent pour se permettre un telle dépense. On a pris un portoloin pour aller voir le fabriquant de baguette, sinon on en aurait eu pour quatre heure de vol. Faut dire qu'on habitait vraiment loin de tout...  C'était la première fois que je quittais mon village,  et je tenais pas en place. Quand je suis arrivé devant la boutique, je me suis précipité dedans comme si ma vie en dépendait. Et quand j'ai essayé quelques baguettes... J'étais complètement subjugué. Elles étaient magnifiques, neuves et lustrée, elles sentaient bon le bois et cirage. Je me suis promis de toujours prendre soin de ma baguette. Finalement j'ai trouvé la bonne, et on est parti se promener dans la petite ville du marchand. J'étais venu avec mon père deux de mes frère et ma petite sœur Natasha, qui avaient tous voulu voir à quoi ressemblait le monde extérieur. J'étais impressionné par l'agitation de la petite cité, par les rues pavées et les grandes maisons. On n'est pas resté longtemps toutefois, parce mon père avait du travail qui l'attendait -il réparait tout ce qu'on lui apportait et il avait déjà pris du retard dans ses commandes.

En rentrant, j'étais tellement excité et heureux que je suis parti m’entraîner à lancer quelque sorts facile un peu loin. Et j'étais si absorbé par la magie que j'ai pas vu le temps passer... Et la nuit a fini par tomber. Chez nous, on sort jamais après le coucher du soleil, à moins que ce ne soit vraiment nécessaire. Parce que dans la campagne profonde, là où les hommes n'ont pas leur mot à dire, comme c'est le cas ici, y'a des créatures qui rôdent dans l'obscurité. Des créatures ou des êtres humains, mais c'est la même chose : la nuit est dangereuse.

Mais il faisait pas encore tout à fait nuit noire, alors je suis resté encore un peu. Quand je rentrerais, je devrais arrêter pour pas rendre mes sœurs jalouses et pour aider à la maison. Et puis pour une fois que j'étais dehors un peu tard... Je savais que ma famille avait sûrement commencé à s'inquiéter, mais j'étais tellement bien... Sauf que j'ai regretté ça toute ma vie, puisque ce soir là a été celui où je me suis fait attaqué par un loup-garou.

Il n'a pas fallu très longtemps au reste du village pour apprendre ce qu'il m'était arrivé. Et ça ne leur a pas vraiment plu. Ici les lycanthropes sont considérés comme des rejetons de Satan, et comme tout le monde est très croyant... Imaginez un peu comme ils pouvaient m'avoir en horreur. Même ceux qui m'avaient connu et apprécié ne voulaient plus s'approcher de moi. Même une de mes deux sœurs s'arrangeaient pour ne pas de retrouver dans la même pièce que moi. Au bout de deux mois, j'en pouvais plus, et ma famille non plus. On était tous rejeté, et être mis à l'écart signifiait ne plus avoir de boulot. On pouvait pas continuer comme ça, alors mon père a pris une grande décision.

On allait partir. Loin. En Angleterre. Là-bas, on trouverait tous un vrai boulot et tout serait différent. Mais on pouvait pas partir en même temps. Pas à treize, ça faisait beaucoup trop, et on n'avait pas assez d'argent pour toute ma famille. D'autant plus que certains refusaient obstinément de partir. Le vieux Sacha par exemple. Il disait que c'était une folie de vouloir quitter la terre des ancêtre, et le châtiment divin allait nous tomber dessus. On l'attend toujours cela dit.

Finalement, il fut décidé qu'on partirait déjà à cinq : mon père, ma sœur Natasha, l'une de mes grand mère, un de mes grands frères qui se débrouillait bien anglais, et moi. On devait préparer le terrain pour ceux qui nous rejoindrait plus tard. J'étais à la fois enthousiaste et angoissé, plus l'heure du départ arrivait. J'avais envie de quitter ce village où rien ne m'attendait, je voulais découvrir autre chose, un nouveau pays, une nouvelle vie... Mais d'un autre côté, je ne connaissais rien en dehors de ma cambrousse. Je me réconfortais en me disant qu'au moins, je parlais anglais, contrairement à mon père qui ne faisait que bégayer trois mots quand on le lui demandait -raison pour laquelle je partais en premier, en plus du fait que c'était ma présence qui faisait fuir ma famille loin d'ici. J'étais aussi reconnaissant à mon père. Il aurait tout aussi bien pu m'abandonner à mon sort et il aurait retrouvé son importance dans le village. Mais chez nous, on ne laissait jamais un membre de sa famille. Jamais.

LONDRES

Le voyage a été terriblement éprouvant. On ne pouvait pas y aller en balais, c'était trop loin, et en plus on n'en avait pas assez. Du coup on a payé des transporteurs pour nous emmener. On passait de transport en transport, et ça nous a mis plus d'une semaine pour arriver à Londres.

C'est Natasha qui m'avait réveillé. Elle m'avait montré par la fenêtre la ville qui défilait, sans pouvoir prononcer un mot. J'ai tout de suite compris ce qu'elle ressentait. Aucun son ne passait mes cordes vocales serrées. Je n'avais jamais rien vu de tel. C'était immense, c'était grouillant de vie et c'était... Indescriptible. Tout était bétonné, les trottoirs regorgeaient de piétons et des centaines de boutiques passaient devant nos yeux ébahis. Et le bruit... C'était impressionnant. Même l'odeur n'avait rien à voir avec ce que je connaissais.

Quand on nous a déposé, on n'osait même pas faire un pas, de peur que tout le décors ne disparaisse et qu'on se retrouve chez nous, tant ça nous semblait irréel. Mais on a quand même fini par avancer, et on a mis des heures à trouver l'appartement qu'une vieille connaissance de mon père nous avait dégoté. Un truc miteux au fin fond d'une ruelle étroite et mal éclairée. Mais au moins on avait un toit, et c'était meublé. Enfin, meublé... Pas de sommiers, juste des matelas à même le sol, une armoire, une cuisine minable et une salle de bain avec un lavabo qui fuyait... Mais j'ai découvert l’électricité. Moquez vous si ça vous plaît, mais je n'avait jamais connu ça. Et pour moi, ça a été une découverte renversante. Au début, je cherchais le sorcier qui faisait ça... Puis j'ai compris. J'avais lu des livres où l'auteur en parlait. Mais c'était totalement différent quand on le vivait...

On a vécu comme ça six mois avant que ma mère, et deux de mes frères nous rejoignent. Les autres voulaient rester. Mon père avait trouvé un petit job d’ébéniste magique à côté du chemin de traverse, et mon grand frère, qui avait toujours aimé les chiffres, servait de comptable dans une boutique de l'allée des embrumes. Quand à moi, apparemment, j'étais trop jeune pour être engagé. Du coup j'avais mis à profit ces mois pour explorer la ville de fond en comble. Je connaissais tout, toutes les ruelles perdues, toutes les avenues, les magasins, tout. Le moindre recoin m'avait déjà vu tellement de fois que les gens avaient fini par s'habituer à ma présence. Je discutais avec tout le monde, et ainsi, je me suis fait tout un immense réseau de connaissances plus ou moins fiables. J'avais accès des mines d'informations inépuisables. Dans les bas fonds d'une ville de cette taille, tout se passait ici. Tout se savait ici. Les renseignements pouvaient même se vendre. Et il n'y avait pas d'âge pour ça.

Avec l'arrivée de ma mère et des autres frangins, il a fallu que je me dégote un gagne pain. Comme ne n'étais pas majeur, je travaillais au noir sur l'allée des embrumes. Je vendais des marchandises que je me procurais un peu partout. Des gadgets à vrai dire mais bon... Après, j'acceptais n'importe quoi. Parfois on me demandait un coup de main pour la journée -rémunéré le coup de main quand même. Du coup je suis retrouvé à faire des jobs super variés. C'est toujours le cas d'ailleurs. Je fais de tout. De temps en temps, on m'envoie faire une livraison ou une course, ou alors me demande de récupérer telle chose que telle personne a volé, ou sinon c'est des choses plus banales, comme garder les plantes carnivores de la vieille du coin de la rue. Sauf que voilà, ma famille est nombreuse, et nourrir tout le monde, ce n'est pas évident... Alors que l'argent venait à manquer, j'ai découvert un bon moyen de me faire de l'argent pour aider mes parents. Je ne leur ai pas dit. Ils ne voudraient pas ça pour moi... Mais la prostitution ce n'est pas forcément si mal... Je choisis mes clients, au moins... Et l'avantage, c'est que j'ai accès à encore plus d'informations.

Et puis c'est comme ça que j'ai rencontré mon meilleur ami, Théo. Sans lui... J'aurais sûrement mal terminé. Je l'ai rencontré quand j'allais mal, et il m'a empêché de faire une bêtise. Il ne m'a jamais repoussé, et m'accepte comme je suis, et pour ça, je lui dois énormément. A lui et à Eden, qui m'a embauché dans son bar comme serveuse. J'aimerais les rendre fiers, mais la priorité reste quand même ma famille....






Dernière édition par Gavriil A. Ivanovski le Dim 21 Fév - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between Dim 21 Fév - 18:42


« Don »
J'étais à des lieues de penser à ce qui pourrait me tomber dessus si je rentrais pas. Tout fier d'avoir eu ma baguette, j'étais absorbée par son utilisation. Elle fonctionnait beaucoup mieux que celle du vieux Sacha. Une vraie merveille. Je me disais bien que j'allais devoir rentrer, les autres devaient s'inquiéter, et la nuit c'est pas sûr par ici...

Mais je restais encore un peu, et encore un peu... Jusqu'à ce qu'un grognement résonne derrière moi. Là, mon sang n'a fait qu'un tour. On nous répète assez de pas sortir après le coucher du soleil et on entend assez d'histoire sur des voyageurs retrouvés morts d'horrible façon pour que je décide de fuir en une seconde. J'ai même pas cherché à savoir ce qui avait fait ce bruit là. Ça aurait pu être un simple chien errant, ou même mon unique imagination, je m'en fichais bien. Tout ce à quoi je pensais, c'était courir. Comme si ma vie en dépendait, ce qui, je l'ai compris trop tard, était vraiment le cas. Je courrais comme un dératé, à en perdre haleine, et pour le coup, j'avais peur. Terriblement peur. Même avec ma baguette dans la main, les simples sorts que je connaissais ne me permettaient pas de me battre. J'entendais des bruits de courses derrière moi. Ça allait vite. Et ça semblait lourd. Je ne voulais pas savoir. Mais ça me rattrapait. J'accélérais autant que possible, mais mes poumons me brûlaient et mes jambes devenaient lourdes.

D'un seul coup, j'ai été plaqué au sol par une masse énorme et j'ai senti quelque chose s'enfoncer dans mon épaule gauche. La douleur s'est répandue en quelques secondes, mais je paniquais à un point tel que je n'arrivais même plus à crier. J'ai tourné la tête dans l'espoir d'apercevoir ce qui m'attaquait, en pensant que si je savais ce qui s'en prenait à moi, j'avais peut-être une chance d'en réchapper... Mais à la place, mes yeux ont rencontré des prunelles dorées, remplies de sauvagerie et de haine. Ce n'était même plus de la panique à ce stade.

Quand ses crocs se sont plantés dans mon épaule, toute la peur que j'avais retenue s'est échappée en un hurlement de douleur et de terreur pure. Je ne voulais pas mourir. Je ne voulais pas, c'était tout ce à quoi je pensais. Après, tout le reste est très vague. Je me souviens avoir entendu des cris, des grognements bestiaux... On m'a soulevé. Mon grand frère... Il y avait des gens qui parlaient au dessus de moi. J'ai reconnu les voix des membres de ma famille. Elles chuchotaient d'un air inquiet pendant qu'on me soignait. Je sentais le désinfectant sur mes épaules.

Quand j'ai vraiment repris mes esprits, on m'a expliqué qu'en me voyant pas revenir, on est parti à ma recherche. Nikolaï, mon grand frère, m'a entendu crier et il s'est dépêcher de venir me trouver. Il a fait fuir la bête, le... Loup-garou... Et m'a ramené en vitesse.

A partir de là a commencé le pire mois de ma vie. J'attendais avec angoisse la pleine lune, en me demandant ce que j'allais devenir. Je savais que la première transformation était toujours la plus douloureuse. Les légendes le disaient assez. Mais au fond de moi, j'avais l'espoir infime que peut-être, je resterais humain. Peut-être ne m'avait-il pas mordu assez, ou alors pas comme il faut... A côté de ça, il y avait mon père et le vieux Sacha qui s'étaient mis à renforcer une pièce juste pour moi. Ils avaient viré tous les meubles -déjà qu'on en avait pas beaucoup- et avaient consolidés les murs et la porte. Ils avaient passés deux semaines à chercher des chaînes ensorcelées pour être incassables et les avaient entreposées dans cette petite salle. En les voyant faire, j'ai craint pour eux. Et si j'arrivais à sortir ? Qu'est ce que je pourrais leur faire ? Qu'est ce qu'ils deviendraient ?

Finalement, le jour redouté arriva. On avait bien essayé de me dégoter de la potion tue-loup, mais dans notre village c'était peine perdue. Aussi me conduisit-on dans la petite pièce, avec des regards de gens qui viennent assister à l'exécution d'un proche. Comme si j'avais pas déjà assez peur comme ça... Mon père m'a passé les chaînes autour des bras et des pieds, et j'ai eu envie de pleurer. Je me suis retenu. J'ai attendu que mon géniteur parte, faisant résonner le cliquetis de la serrure derrière lui. Jamais une nuit ne m'a semblé aussi longue...

Une fois le soleil couché, j'ai commencé à me sentir étrange. La dernière flamme d'espoir qui vacillait en moi s'est éteinte d'un seul coup, soufflée par cette constatation. J'ai vite compris à quoi point cet espoir avait été vain. Pas une seule fois dans ma vie je n'ai eu aussi mal que ce jour là. Je ne souhaite cette douleur à personne. C'était juste... Insoutenable. Et terriblement lent. Natasha m'a confié plus tard que personne n'a pu dormir cette nuit là tant la maison tremblait de mes hurlements. Et après... Après ce n'était plus moi. Les premières fois, je ne me souvenais de rien quand je me réveillais. Juste que j'avais eu mal. Maintenant je retiens ce que je fais pendant la nuit -j'attends que le temps passe- mais avant... C'était comme si je faisais un cauchemar. Qui n'en était pas vraiment un.

C'était comme ça que ça passait. Même à Londres. De temps en temps, quand je pouvais me la payer, je prenais de la potion tue-loup. Mais le jour où celle que j'ai acheté s'est révélée être une arnaque et que j'ai failli tuer ma sœur, j'ai arrêté. Finalement l'enfermement est une solution pas trop mal.

Cette fois là, j'avais juste fermé la porte à clef, je n'avais pas mis les chaînes. Avec la potion, ce n'était pas nécessaire. On pouvait même rester avec moi, j'étais à peu près moi-même, donc ça allait. Sauf que la potion n'en était pas. Et que ça, Natasha ne le savait pas. Elle a ouvert la serrure -oui, elle a un don pour crocheter les portes- et s'est faufilée vers moi.

Manque de pot. Quand je suis en loup, j’assiste seulement à ce que je fais, je n'ai aucune prise sur les événements. Alors je me suis vu lui donner un coup de griffe monumental sans rien pouvoir faire. Si ma mère n'avait pas été là, j'aurais sûrement tué ma cadette... Elle a encore la cicatrice. Une longue griffure qui part de son épaule jusqu'à sa clavicule. A chaque fois que je la voie, je me sens atrocement coupable. Je hais cet aspect de moi. J'ai tendance à l'étouffer au plus profond de moi-même quitte à me mentir. Je ne supporte pas d'être une bête. Même si mon odorat, ma vue et mon ouïe s'affinent, je ne trouve aucun point positif à cette transformation. C'est juste la part de moi que je hais le plus. Si je pouvais m'arracher cette malédiction, je le ferais sans une once d'hésitation, quand bien même ça nécessiterait que je m'ouvre moi-même le ventre pour aller la chercher. Mais c'est impossible et je dois me contenter de vivre avec...




Dernière édition par Gavriil A. Ivanovski le Dim 21 Fév - 18:58, édité 1 fois
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ϟ Parchemins : 224

MessageSujet: Re: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between Dim 21 Fév - 18:45

Mon petit looooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuukooooooooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuum !!!!

Je suis contente que tu sois là !!!

Rebienvenue sous cette nouvelle forme de schizophrénie


Even if I don't want to,

You're already in my heart

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ϟ Parchemins : 151

MessageSujet: Re: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between Dim 21 Fév - 20:06

Tu es validé(e)!

Bravo, tu as franchi l'étape de la validation ! A présent, tu as la possibilité de jouer avec les autres membres validés, de flooder et de pouvoir t'intégrer pleinement au forum!
Tu peux :
Faire ta fiche de liens pour pouvoir insérer ton personnage parmi les autres.
Demander un rp pour pouvoir jouer avec les autres membres si tu n'en as pas de prévu.
Créer un scenario si tu as un personnage à proposer.
Recenser ton avatar, ça c'est obligatoire!
Recenser ton patronus, parce que c'est aussi obligatoire XD
→ Viens nous faire part de ton anniversaire qu'on puisse te le souhaiter comme il se doit

Soit le/la bienvenu(e) et amuse toi bien parmi nous


Félicitations


If they hurt you, they hurt me too
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ϟ Parchemins : 68

MessageSujet: Re: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between Dim 21 Fév - 20:59

Re bienvenue :D je l'aime bien ce petit **
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ϟ Parchemins : 156

MessageSujet: Re: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between Dim 21 Fév - 21:01

Merciiiiii Je crois que lui aussi va bien t'aimer


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MessageSujet: Re: Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between

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Gavriil ~ Villains or Heroes... We are all somewhere in between
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