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Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick
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MessageSujet: Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick Jeu 15 Sep - 19:01



Liar Liar, Slutty dress on fire


   


Mercredi 27 Avril

Gavriil soupira en se passant un dernier coup de brosse à cheveux. Il craignait un peu cette réception. Pourtant même s'il n'était jamais officiellement invité -qui irait inviter un sorcier pauvre dont personne ne savait si on sang était pur et qui n'avait aucune importance pour personne?- il avait l'habitude de ces soirées. Il se débrouillait toujours pour y entrer, soit en accompagnant un vieux croulant qui voulait s'exhiber avec une jolie femme, soit en baratinant celui qui était chargé de vérifier les invitations -à comprendre avoir recourt à de grands sourires charmeurs et d'innocentes œillades. L'avantage, c'est que dans ce genre d'endroit il était moins connu que dans l'Allée des Embrumes, et que même s'il était plus difficile d'y trouver des clients, ça payait beaucoup mieux.

Mais cette fois ce n'était pas pour ça qu'il y allait. Il avait encore à l'esprit la honte qu'il avait ressenti lorsque Théo l'avait trouvé en piteux état. Il aurait préféré que le brun ne le voit jamais comme ça. Pourtant, alors que la nuit était bien avancée et qu'il aurait dû simplement l'ignorer et rentrer dormir, il avait pris le temps de l'amener chez lui et de le soigner sans émettre le moindre jugement. Le blond aurait voulu disparaître dans un trou de souris. Il ne lui apportait rien de bon... Et en plus il lui attirait des soucis pour rien ! Il avait bien vu que Théo s'était inquiété. Et la dernière chose qu'il souhaitait, c'était de perturber la vie du Crowford.

Il avait pris deux grande décisions ce soir-là. La première, c'était de se ranger. Il y pensait depuis longtemps. Pour être honnête, depuis l'instant où il avait choisi de se prostituer, il y songeait. Mais sa famille l'avait retenu. A présent il y avait Théo. Et s'il voulait pouvoir le fréquenter sans lui attirer des ennuis et sans avoir honte, il devait arrêter tout ça. Ses longues discussions avec Eden, le sermon de Keith et surtout sa proposition de lui chercher un travail, et pour finir sa soirée malheureuse avec son dernier client l'avait incité à terminer ici sa carrière. D'autant plus que s'il voulait pouvoir faire sa deuxième décision, à savoir finir par dire ses sentiments au Crowford, il fallait qu'il soit clean. Enfin à peu près !

Non cette fois si, il comptait seulement se rendre à cette réception pour aller à la pêche aux informations. Parce qu'il fallait bien qu'il continue à gagner de l'argent autrement maintenant ! Et les soirée d’aristocrates étaient de vraies mines d'informations. Cependant il redoutait de croiser un ancien client. Il ne savait pas vraiment comment refuser à présent, comment expliquer qu'il tentait de mettre ce passage de sa vie derrière lui. Grâce à son sort favori, il effaça d'un coup de baguette les dernières marques qu'il lui restait de son passage chez son dernier client, et ses cicatrices par la même occasion.

Il enfila la jolie robe que Lana avait eu la gentillesse de lui offrir et ça le réconforta un peu. Porter son cadeau le faisait se sentir un peu plus fort. Ça lui rappelait qu'il n'était pas seul. Une fois sortit de l'appartement bruyant, il se concentra pour transplaner. Habituellement il préférait marcher parce que le transplanage lui demandait beaucoup de concentration, mais il ne voulait pas arriver trop tard et la soirée était déjà engagée.

Il apparut devant une maison imposante, où plusieurs sorciers se pressaient devant l'entrée. Une mélodie s'échappait des fenêtres et Gavriil se dirigea vers la porte. Il reconnut Simon, un sorcier à la forte carrure et aux noisettes, qui était manifestement chargé de vérifier les noms des nouveaux arrivants. Le blond le connaissait parce qu'il était régulièrement chargé de ce travail là et au fil du temps ils en étaient venus  sympathiser. Ce qui était rudement pratique. Après quelques mots pour prendre de ses nouvelles, ce fut donc tout naturellement que Simon le laissa rentrer.

Le russe passa quelques temps à discuter, passant de groupe en groupe, ou à se mettre à l'écart en laissant traîner ses oreilles. Alors qu'il était occupé à siroter une coupe de champagne en compagnie d'un jeune homme de bonne famille -il laissait tomber la vodka dans les soirée sang-pur, ça aurait pu en choquer- lorsqu'il avisa Aymerick Blackwell qui se servait une coupe non loin d'eux. Blackwell était connu pour rôle important dans le gouvernement. Après tout c'était le bras droit du Ministre. S'il y avait bien une personne qui devait savoir des choses, c'était forcément lui. S'il arrivait à avoir la moindre information, la Résistance paierait cher pour l'avoir.

-C'est triste de se servir à boire sans avoir personne avec qui trinquer, commença Gavriil avec un joli sourire en s'approchant de lui, après avoir gentiment éconduit le jeune homme qui lui tenait compagnie. Mais je veux bien me dévouer pour ça.



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MessageSujet: Re: Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick Lun 19 Sep - 14:21


 
Le gigolo travesti et le politicien

 
“Il ne faut jamais juger un livre à sa couverture”
 

27 avril

Debout devant le miroir du dressing, Aymerick tirait sur sa veste pour qu'elle tombe correctement avant de faire de même avec les manches de sa chemise qu'il agrémenta de boutons de manchettes en or à ses initiales que lui avait offert son père des années plus tôt.

Il n'était pas autrement excité à l'idée d'aller à cette soirée. C'était toujours pareil dans le fond. Les mêmes personnes, les mêmes sujets de conversations. Mais c'était le genre d'invitation qu'il ne pouvait se permettre de refuser. C'était ça aussi son travail, le relationnel même en dehors des heures de bureau, encore et toujours. Il ne se déconnectait jamais du travail dans le fond.

Parfois, vraiment rarement mais parfois quand même, il se demandait si le jeu en valait vraiment la chandelle.  Il avait 31 ans et sa vie ne se résumait qu'à sa carrière. Il avait une belle maison, une collection invraisemblable de costumes fait mains et d’œuvres d'art mais c'était tout ce qu'il avait dans le fond. Puis il pensait à son père, alité, devenu qu'un vulgaire légume. Il avait promit qu'il ferait sa fierté et il comptait tenir cette promesse coûte que coûte ! Peu importe les heures supplémentaires et les sacrifices. De plus, il avait désormais également une autre motivation, faire tomber la Résistance.

Passant dans le salon, il se servit un verre de cognac sans glace et à peine l'eut-il déposer sur le bar que Twiny son elfe de maison apparu pour le nettoyer. Quand elle souhaita une bonne soirée à son maître, ce dernier lui donna même une grattouille entre les oreilles. Cela l'amusait toujours de voir les oreilles de la petite créature se mettre à s'agiter en tout sens quand il faisait ça. Il n'avait jamais été pour la maltraitance des elfes de maison, aussi étrange que cela pouvait paraître venant de lui, il trouvait ça cruel. Twiny travaillait tout aussi bien que le vieil elfe ronchon qu'il avait eu chez son père.

Quelques minutes plus tard, il était dans une grande salle richement décorée à parler et rire au milieu d'un groupe de sorciers venus à lui sans même qu'il ai eut besoin de faire quoi que ce soit. C'était l'avantage à être le bras droit du Ministre, on ne restait jamais seul plus de quelques secondes à ce genre de sauterie. Il savait que plusieurs des sorciers venus lui faire la conversation étaient des hypocrites qui n'hésiteraient pas le soir même à ensuite aller parler du fait qu'un gamin de son âge n'avait rien à faire à un tel poste mais Aymerick s'en amusait en vérité. Que l'on parle de lui en bien ou en mal lui était égal. Si l'on n'avait personne pour nous soutenir ni détracteurs, cela signifiait que l'on était personne.

Avec un sourire et une plaisanterie bien placée, Aymerick parvint à s'esquiver du groupe de sorcier qui ne semblait plus vouloir le lâcher et se glissa directement vers le bar.

Il venait de se servir un cognac qu'il n'avait pas encore eut le temps de goûté quand il entendit une voix à ses côtés. La voix avait un petit côté asexué, impossible de savoir si elle appartenait à un homme ou une femme mais quand il tourna la tête, il n'eut aucun doute.

Elle était grande, plus grande que lui avec ses chaussures à talons mais cela ne le dérangeait pas. elle avait un corps mince et longiligne ce qui la rendait différente des autres femmes présentes à la poitrine généreusement regonflé magiquement.

Americk lui adressa son plus beau sourire et reposa son verre toujours plein pour en attraper un propre.

Et qu'est-ce que je vous sers ?

 
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MessageSujet: Re: Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick Mar 20 Sep - 0:25



Liar Liar, Slutty dress on fire


   


Mercredi 27 Avril

Gavriil avait toujours envié les jeunes femmes issues de riches familles sang-pur. Elles avaient tout pour elle. Elles pouvaient acheter ce qu'elles voulaient, avaient la chance d'avoir une bonne éducation, étaient respectées et elles avaient l'embarras du choix niveau prétendant. Sans compter qu'elles étaient souvent belles. Elles n'avaient aucun autre soucis à se faire que de se demander quelle robe porter au mariage de leur sœur ou de leur cousin. Elles étaient entourées d'amis, pas toujours très sincères mais il fallait bien quelques ombres au tableau. Et l'hypocrisie, elles étaient nées dedans alors il imaginait bien qu'elles devaient être habituées.

Autant le russe n'avait aucun problème pour aller discuter avec les hommes de ces soirées, qu'ils soient jeunes ou croulants, autant il redoutait les conversations avec ces filles. Il les enviait tellement ! Elles étaient en quelque sorte un idéal hors de porté. Une espèce de rêve lointain. Quand il était petit, il rêvait de l'époque où les Ivanovksi étaient encore une famille de sang-pur importante en Russie. Ça remontait à loin. Ils étaient tombés en disgrâce un peu après les années 1900 et maintenant seuls les historiens russes connaissaient ce nom sans trop savoir s'il existait toujours. Il imaginait ce qu'aurait pu être sa vie alors. Certainement pas beaucoup plus belle, il le réalisait maintenant. A l'époque les travestis n'étaient pas très bien vus alors dans une famille noble... Il aurait sans douté été obligé de se comporter comme un homme, de façon virile et distinguée. Mais à neuf ans il avait été trop naïf pour se faire ce genre de réflexions.

Toujours était-il qu'à cause de ce rêve de petit garçon, il n'osait pas trop adresser la parole aux jeunes filles de bonne famille. Elles l'intimidaient. Devant elles il se sentait toujours minable, comme une pièce raccrochée qui n'avait rien à faire là. Et d'ailleurs c'était le cas, il n'avait rien à faire là. Mais il jouait le jeu quand même. A la limite parler aux femmes plus âgées, ça passait. Mais à choisir, les hommes c'était mieux. Ce qui était très ironique vu que c'était justement les hommes les plus dangereux et qu'il en avait parfaitement conscience. Mais bon c'étaient aussi eux qui payaient -et maintenant que leur argent ne l'intéressait plus, c'était eux qui avaient les informations.

Mais celui qui en avait sûrement le plus, d'informations, c'était sans conteste Blackwell. Ce fut donc sans hésiter que Gavriil s'avança vers lui, un sourire aux lèvres. Il avait entendu des propos très contrastés sur lui, aussi préférait-il discuter avec lui pour s'en faire sa propre idée. Il avait entendu à les fois des déluges de compliments, comme quoi il était d'agréable compagnie, plaisant et cultivé, avec un très bon sens de l'humour, et des rumeurs pas très joyeuses sur sa façon de voir les moldus et de gérer les choses. Mais ces critiques pouvaient très bien être nées des Résistants dans le seul but de le discréditer. Tout comme les compliments pouvaient être une manœuvre du Gouvernement pour dire que tout était beau dans le meilleur des mondes.

Le russe n'avait jamais voulu prendre clairement parti dans ce conflit gouvernement-résistant, mais il devait avouer que quitte à choisir une cause, autant prendre celles des résistants. Eux au moins faisaient passer la famille avant tout. Du coup, il cherchait des informations sur le gouvernement à vendre à la Résistance, mais jamais l'inverse, contrairement à ce que certains résistants insinuaient. Après il vendait aussi des informations à n'importe qui le demandait et qui payait, mais jamais des choses en rapport avec le mouvement de rébellion. Généralement c'était des demandes personnelles qui voulaient savoir avec qui leur femme les trompait ou ce genre de choses.

Aymerick Blackwell était étonnement bel homme. Gavriil avait déjà vu des photos et l'avait aperçu une fois ou deux de loin, mais en personne, il dégageait un charisme qu'il avait moins sur les images. Pour quelqu'un accusé d'être sournois et cruel il semblait plutôt gentil... Mais le blond avait appris à se méfier des hommes à l'apparence tout à fait clean. Enfin devant tout le monde il ne risquait pas grand chose de toutes façons. Il devait tout de même avouer que le beau sourire de Blackwell avait de quoi endormir les méfiances. S'il était réellement une ordure, alors il le cachait très bien.

-Si vous arrivez à trouver de la vodka cerise ce sera avec plaisir ! Répondit le blond en lui souriant en retour.

Il espérait qu'il ne serait pas comme certains sang-purs qui estimaient qu'une femme ne devait pas boire d'alcool plus fort que du champagne, du rosé ou à la limite du vin blanc. Mais il fallait bien qu'il laisse un peu de naturel chez lui il ferait trop faux.

-Vous essayez d'échapper à tous vos admirateurs ? Continua-t-il avec un petit rire. Ou vous essayez juste de vous saouler pour affronter de nouvelles discussions avec des vieux politicien à moitié sourd ?

Un éclat malicieux traversa ses yeux alors qu'il disait cela, mais il savait par expérience qu'être coincé au milieu d'un débat politique pouvait vite devenir très ennuyant, même en connaissant bien le sujet. Certains sorciers qui dépassaient les 80 ans avaient tendance à rendre ces conversations affreusement longues.



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Dernière édition par Gavriil A. Ivanovski le Lun 17 Oct - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick Mar 20 Sep - 18:34


 
Le gigolo travesti et le politicien

 
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27 avril

Finalement la soirée serait peut-être moins ennuyeuse et répétitive que prévue. Il ignorait totalement qui était la blonde face à lui, il ne l'avait jamais vu jusqu'à présent – ou alors il n'avait jamais fait attention, prit d'assaut par de vieux sorciers rébarbatifs l'empêchant de vraiment faire attention aux gens autours de lui lors de ce genre de soirée – mais il était content de la voir en cet instant. Elle était différente des autres femmes présentes, cela se remarquait au tout premier coup d'oeil. Elle ne portait pas moult bijoux brillant lui donnant une certaine ressemblance avec un arbre de noël richement décoré. Elle avait un côté bien plus naturel en fait, moins formatée aux bonnes mœurs de l'aristocratie magique.

Elle n'était pas forcément belle mais il se dégageait quelque chose de son visage et de sa voix asexuée teinté d'un léger accent d’Europe de l'est, quelque chose de mystérieux et d'attirant. Il y avait quelque chose d'hypnotisant chez elle et c'était cela qui la différenciait tant des autres femmes présentes qui, elles, étaient toutes sur le même moule.

De la vodka cerise ?, répéta-t-il, surprit. J'ignorai même que cela existait.

Ayant reposé son verre, Aymerick commença à fouiller parmi les bouteilles mais aucune d'entre elles ne portaient l'étiquette vodka-cerise. Il finalement il prit une vodka normal, en servit un verre et attrapa 3 cerises destinées à être grignotées et/ou à décorer les boissons et les glisser dans le verre qu'il tendit à la jeune femme avec une grimace  mi-chemin entre le désolé et le rire.

Je suis désolé, c'est le mieux que j'ai pu faire. J'espère que cela conviendra quand même.

Aymerick récupéra alors son propre verre et le leva en direction de la jeune femme avant d'éclater d'un rire joyeux et mélodieux en l'écoutant. Il jeta ensuite un petit cou d'oeil atour de lui puis se pencha sur son oreille pour lui répondre sur le ton de la confidence.

De vous à moi, je crains que ce soit un peu les deux en vérité. Si j’entends encore un seul avis sur la manière dont nous devrions gérer la politique extérieur, j'explose.

Aymerick prit une profonde inspiration en levant les yeux au plafond, comme le ferait un peu un adolescent épuisé que l'on lui fasse la morale mais le regard taquin en plus. D'ailleurs il termina son geste en lui adressant un clin d'oeil complice et un magnifique sourire.

Mais vous, vous n'êtes pas comme eux, ajouta-t-il un peu plus sérieusement en désignant la salle du regard. Vous ne cherchez pas à entrer dans le moule, bien au contraire, vous cherchez à vous démarquer. Vous n'êtes pas à votre place ici, vous le savez et je le sais, mais cela vous est égal. C'est même exactement pour cette raison que vous êtes venue ici ce soir. Et parce que vous n'êtes pas à votre place ici, vous êtes probablement celle qui l'est le plus finalement.

Aymerick avait parlé d'une voix douce, presque à voix basse et son ton était caressant, légèrement chantant.

Je propose que nous trinquions à la personne la plus intéressante de cette soirée; vous, dit-il en levant son verre pour porter un toast. Bien que j'ignore toujours qui vous êtes.


 
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MessageSujet: Re: Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick Lun 17 Oct - 18:58



Liar Liar, Slutty dress on fire


   


Mercredi 27 Avril

Gavriil esquissa un sourire amusé. C'était sûr que la vodka cerise n'était pas forcément la boisson la plus populaire des réceptions de sang-pur, un bon hydromel vieillit en fût ou du whisky pur-feu hors de prix, c'était des alcools biens plus conventionnels pour ce genre de soirées. Sans compter que ce n'était pas la boisson la plus connue même en dehors des réceptions mais le russe adorant la vodka il avait tendance à connaître à peu près tous les cocktails et dérivés de cet alcool. Manifestement, Blackwell ne trouvait pas de bouteilles correspondant à sa demande, mais le blond trouva ça presque touchant de le voir fabriquer un substitut. Ça lui arracha même un sourire sincère lorsqu'il l'observa attraper des cerises pour les mettre dans son verre.

-Ça ira parfaitement, merci. C'est sûr que le goût de cerises artificielles est meilleur que celui de vraies cerises fraîches, mais je m'en accommoderai, répondit-il avec un sourire amusé qui indiquait qu'il ne pensait pas ce qu'il disait.

Parce que bon, quitte à choisir, le goût naturel c'était quand même nettement mieux. En plus ça faisait un bon moment qu'il n'avait pas mangé de cerise, et il ne résista pas à l'envie d'en savourer une. Après tout, il y en avait trois, il pouvait bien en prendre une dès le début et se garder les deux pour la fin, après quoi il leva son verre, comme le faisait le brun, avant d'étouffer un petit rire.

-Il faut bien que la célébrité aie de mauvais côtés, sinon tout le monde candidaterait au poste de célébrité !

Bon, tout le monde avait sûrement déjà rêvé d'être connu, et riche, et aimé et tout ça. Même si être politicien et être le nouveau chanteur en vogue, c'était deux métiers très différents, au final ils exposaient tout les deux aux menaces engendrées par la célébrité à savoir... Pouvoir sombrer dans la folie à tout moment. Non parce que... Être harcelé par des politiques, la presse, les rumeurs, les civils et tout ça ça avait de quoi rendre fou. Le russe plaignait presque le bras doit du Ministre pour ça. Quoiqu'il fasse, il y aurait toujours quelqu'un pour le critiquer, et ça ce n'était pas une situation très confortable.

Avec un petit rire, il suivit le regard de son interlocuteur qui balayait la salle. Non effectivement, il n'était pas comme eux. Déjà, il ne voyait aucune femme qui faisait sa taille, mais ça il en avait l'habitude. La différence c'était surtout... Il ne savait pas trop. Il avait pourtant essayé de leur ressembler, mais qu'y pouvait-il maintenant ? Il n'avait pas été élevé comme eux et son enfance à lui n'avait rien eu en commun avec celles de tous ces gens. Dommage... Il aurait bien aimé être normal.  Même si sa différence faisait que Blackwell le trouvait intéressant, et qu'il était flatté pour ça, au final la normalité... il l'enviait. Mais bon, même sans son problème de poils il n'avait rien d'une personne normale.

-Oh, vous pouvez m'appeler Gabrielle, sourit-il. Et je crois que la plupart des personne présentes à cette soirée auraient tendance à dire que vous êtes celui qui est le plus intéressant de nous deux. Et à voir votre répartie, je crois que serais d'accord avec eux.

Il avait peut être entendu des choses assez peu flatteuses de lui, force lui était de reconnaître qu'il savait manier les mots.



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Dernière édition par Gavriil A. Ivanovski le Mar 24 Jan - 12:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick Ven 4 Nov - 16:58


 
Le gigolo travesti et le politicien

 
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27 avril

Avec un sourire, Aymerick la regardait piquer une cerise dans son verre avant de trinquer avec lui. C'était difficile à expliquer pourquoi mais il avait énormément de mal à détourner son regard d'elle. Elle le fascinait, c'était un fait indéniable. Il n'avait encore jamais rencontré de femme comme elle, entourée d'une telle aura de mystère. Pourtant, un grand nombre de femme faisaient tout pour paraître mystérieuse mais la différence résidait là, elles ne faisaient que le paraître alors qu'elle, elle l'était réellement.

Quand elle lui parla de cerises artificielle, Aymerick fronça les sourcils sans cesser de sourire. Des cerises artificielles ? Comment cela pourrait-il être possible ? La magie ne pouvait pas recréer des aliments ou des boissons et la seule fois où il avait vu de la nourriture ayant effectivement l'air artificielle, cela avait été chez les moldus qui semblaient capable d'avaler n'importe quoi tant que c'était baigné dans cette sauce tomate qu'ils appelaient ketchup.

Mais la conversation fut détournée et Aymerick ne put s'empêcher d'émettre un petit rire sans cesser de la regarder dans les yeux, se rapprochant inconsciemment d'un pas.

La célébrité ? Je suis un homme politique, pas un acteur ou un musicien. Je n'ai jamais cherché à devenir célèbre.

Et c'était vrai, cela s'était fait plutôt malgré lui. Il était jeune, d'une famille renommée et, il fallait quand même l'admettre, plutôt séduisant. Forcément, il avait rapidement attiré les projecteurs comme on dit mais cela n'avait jamais été son attention au départ.

Je veux faire de la politique, pas du spectacle
, ajouta-t-il avec un clin d'oeil. Même si beaucoup on tendance à confondre les deux, je le reconnais.

Bien évidemment qu'il jouait le jeu des poignées de mains et autre bisous aux bébés devant les journalistes mais ce n'était effectivement pas lui qui ferait en sorte de faire parler de lui dans les rubriques people des journaux en faisant tout pour se faire remarquer. Aymerick voulait faire parler de lui pour son travail et ses actions dans ce domaine, par parce que sa maîtresse l'avait balancé en caleçon dans la rue après une dispute stupide ou parce qu'il s'était ridiculisé en s'enivrant beaucoup trop lors d'une soirée. Résultat, il travaillait d'arrache-pied pour prouver qu'il n'était pas juste un fils à papa séduisant tout juste bon à sourire en couverture des magazines et à rester juste derrière O'Connor. Il avait de l'ambition, il ne s'en était jamais caché et n'en n'avait jamais fait un secret et il comptait bien parvenir à atteindre le plus haut de ses objectifs un jour : devenir Ministre de la Magie et ce, même si cela lui demandait de travailler 18 heures par jours 6 jours par semaines.

Quand elle se présenta enfin, Aymerick pencha la tête de côté en la regardant. Gabrielle, il aimait beaucoup ce prénom mais étrangement, il le trouvait trop banal pour elle. Il l'avait plus imaginé avec un nom aux consonances plus étrangères. Slaves peut-être, de l'Est en tout cas.

Je ne suis pas quelqu'un de particulièrement intéressant contrairement à ce que l'on pourrait croire, répondit-il tranquillement avant de vider son verre et de le reposer sur la table. Ma vie se résume majoritairement à mon travail, rien de bien palpitant et encore moins de croustillant, je le crains.

Comme un peut perdu dans ses pensées, Aym releva doucement la main et frôla le bras de Gabrielle sur toute sa longueur juste du bout des doigts avant de relaisser tomber sa main.

Croyez-moi, je peux vous assurer que vous êtes bien plus intéressante que moi. Bien plus troublante également.


 
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MessageSujet: Re: Liar, liar, slutty dress on fire ~ Aymerick Mar 24 Jan - 12:05



Liar Liar, Slutty dress on fire


   


Mercredi 27 Avril

Vu l'expression de son interlocuteur, ce dernier ne devait pas connaître très bien les moldus. En même temps, il s'agissait d'un sang-pur, qui plus était d'un aristocrate important. Ce n'était donc pas vraiment étonnant. Après tout, on ne trouvait pas beaucoup de nourriture moldue, surtout ces derniers temps. Avant, certains sorciers faisaient venir des produits mais à présent que les frontières étaient fermées tout se compliquait. Heureusement pour Gavriil, ça ne lui manquait pas, et il n'en avait pas besoin alors ça lui était assez égal. La seule chose qu'il trouvait dommage, c'était de ne plus pouvoir se rendre dans le Londres moldu. Il aimait bien y aller et déambuler, voir les rues pleines de monde et leurs dernières inventions. Il aimait aussi leur boites de nuit. Enfin, c'était du passé tout ça. Ça faisait un bon moment qu'il n'y avait plus mis les pieds, et c'était devenu trop dangereux pour qu'il s'y risque.

Aymerick se rapprocha en riant, et le blond ne put s'empêcher de remarquer que son visage ne semblait avoir aucun défaut. Il avait les yeux plantés dans les siens et Gavriil ne parvint pas à s'en détourner. Même s'il avait ignoré son identité, il aurait su qu'il ne se trouvait pas en face de n'importe qui à son charisme.

-Tous ceux qui essaient de changer les choses finissent toujours par devenir célèbres malgré eux, sourit-il en réponse, il fallait vous attendre à ce que l'on parle de vous.

Personne ne restait jamais de marbre face au changement, et les personnalités politiques étaient souvent celles qui l'instaurait, alors forcément, choisir de faire carrière en temps que telle, c'était s'exposer aux critiques et à l'opinion publique, surtout dans ces temps de contestation. Toutefois, il n'était effectivement pas célèbre au sens où il avait choisi de se mettre en avant et s'attirer l'amour d'une marée de fans. Le russe lui accordait ça, il ne provoquait pas la presse exprès pour faire parler de lui, il faisait juste son travail. Même si ce travail était contesté par les résistants et ceux qui les soutenaient.

-Si je peux vous rassurer, je crois que vous n'avez pas besoin de spectacle pour faire les gros titres, votre politique suffit amplement !

Il laissa un sourire rieur se dessiner sur ses lèvres afin avant d'ajouter d'un ton gentiment taquin :

-Et votre physique ne gâche rien.


Bien sûr, tout le monde savait que ce n'était pas grâce à son apparence qu'il était arrivé jusque là. La politique pouvait parfois se révéler futile -comme le montraient tous les cas de corruption- mais pas à ce point. Sans compter que Blackwell avait prouvé ses compétences. Contrairement à ce qu'il affirmait, Gavriil, lui, trouvait que justement si, il était particulièrement digne d'intérêt. Ne serait-ce que de par sa position et ce qu'il savait. D'ailleurs, il allait devoir jouer serré s'il voulait obtenir des informations, parce que plus ils discutaient, plus il se mettait à penser qu'il n'était pas du genre à bavarder de choses aussi importantes avec n'importe qui. Il avait déjà réussi à faire parler des politiques réputés pour leur silence mais là... C'était très différent. Ordinairement, il n'avait pas de mal à cerner les gens, leur caractère, ce qu'ils désiraient et il comprenait très naturellement comment les amener à parler. Sauf que ça ne marchait pas avec Aymerick, et Gavriil ne comprenait pas vraiment pourquoi. Peut-être avait-il une personnalité trop compliqué, ou juste une façon de penser inhabituelle. Toujours était-il que cette situation le rendait un peu confus, et très légèrement mal à l'aise, car pour une fois il n'était pas sûr de lui et de ses petits jeux de manipulation à deux noises. Il ne parvenait pas à percevoir la nature du brun. Quand il le regardait il ne lui venait que des adjectifs positifs à l'esprit.

Ses pensées furent coupées court par le contact des doigts de son interlocuteur sur son bras. Gavriil eut un léger frisson et il ne put déterminer s'il était dû à ce contact, qu'il avait trouvé agréable, ou à autre chose. Il n'avait pas vraiment l'habitude de ce genre de compliments, et il se surprit à être sincèrement touché.

-Je vous trouve bien sévère avec vous-même ! Répondit-il avec bonne humeur. Laissez-moi en juger. Et puis c'est tout à votre honneur de vivre pour votre travail. Ce n'est pas ça qui va faire de vous quelqu'un de sans intérêt. Surtout avec un travail comme le vôtre !

Même sans ça, le blond était certain que beaucoup de gens le trouvaient intéressants. Un peu trop pour certains, même. Il en connaissait qui auraient bien aimé qu'il le soit moins.

-Et puis votre vie ne se résume pas qu'à ça, vous voyez, vous ne travaillez pas là,
continua-t-il sur un air malicieux. Je crois que vous avez mérité une pause, ce doit être épuisant de travailler comme ça sans cesse, surtout vu les derniers événements.

Parce qu'après la débandade engendrée par l'attaque au Ministère, son poste n'avait pas dû être des plus faciles et des plus reposants.



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