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Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny
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MessageSujet: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Lun 12 Sep - 14:11

les prières diaboliques d'un homme
peuvent en un instant les faire surgir dans notre propre réalité
Benoît ✧ Valexandre


19 avril

Se procurer le polynectar n'avait pas été un problème. Quand on connaissait l'Allée des Embrumes, on savait où aller chercher. Récupérer des cheveux d'Alexandre Crowford avait été tout aussi facile. Il avait beau connaître Valandra depuis qu'elle était tout enfant, visiblement ce n'était pas pour cela qu'il était dérangé par le fait de voir la jeune femme qu'elle était devenue se coller innocemment à lui à une soirée devant tout un tas de cinquantenaires aux regards baladeurs.

Ce fut avec l'apparence d'Alexandre qu'elle avait ensuite recrutée 2 gros bras à l'Allée des Embrumes. Si les choses tournaient mal, elle ne voulait pas que qui que ce soit soit en mesure de la reconnaître, surtout pas. Alexandre n'aurait qu'à se débrouiller pour se sortir de là. Les deux sorciers recrutés étaient deux colosses prêts à faire tout ce que l'on demandait d'eux contre une certaine somme d'argent. Pas des lumières mais assez intelligent pour savoir qu'il valait mieux ne pas doubler les clients si on voulait continuer à avoir des contrats.

Leur mission était simple. Enlever Benoît Fortarôme un soir quand il rentrerait chez lui et l'enfermer dans un local souterrain perdu en pleine forêt. Une construction moldue sensé servir de refuge si Valandra avait bien comprit mais laissé à l'abandon et oublié depuis bien longtemps. Au moins personne n'irait voir ce qu'il se passait par là-bas.

Valandra se fiché de l'état dans lequel arriverait le boulanger, tant qu'il était en vie et au moins en étât d'écrire. Elle connaissait Ezéchiel, elle savait que si Benychoupinou disparaissait du jour au lendemain sans plus donner signe de vie, il retournerait ciel et terre durant des années s'il le fallait. Valandra avait donc besoin d'une lettre de rupture en bonne et due forme écrite de la main de ce moins que rien. Après quoi, elle comptait le garder en vie encore quelques temps pour le cas où il pourrait encore servir puis... Disons que l'abri souterrain ferait un parfait tombeau.

L'attente durant les jours précédents l'enlèvement avait été intenable pour elle. Heureusement, elle avait apprit depuis longtemps à ne rien laisser paraître. Le plan était simple. Beny retiré de l'équation, elle n'aurait plus qu'à aller réconforter son pauvre Ezéchiel au coeur brisé. La seule chose qu'elle regrettait dans son plan était qu'elle ne pourrait ensuite plus se laisser aller à craquer pour un des délicieux gâteaux de cet idiot.

Le soir venu, l'excitation de Valandra avait atteint son maximum et sa bonne humeur tout au long de la journée lui avait même valu un clin d'oeil de son cher patron, le Ministre.

La nuit était déjà bien avancée quand elle transplana devant la fameuse cachette. Elle sortit de la poche du costume d'homme trop grand pour elle qu'elle portait la fiole de polynectar et en bu une longue gorgée. La transformation n'était pas agréable. La première fois, elle avait même été malade mais cela en valait largement la peine. En quelques secondes, la jeune femme brune avait laissé place à Alexandre Crowford.

Elle descendit d'un pas sûr et apostropha les deux mercenaires qui patientaient assit sur des chaises devant la porte verrouillée menant dans ce qui avait été à priori une grande réserve. Elle leur donna une partie du paiement promis. Après tout, ils n'avaient encore de loin pas terminé leur travail. Suite à quoi, elle entra dans la pièce très mal éclairée par un long tube accroché au plafond qui émettait un petit grésillement. Une Lampoule ou quelque chose dans ce genre là lui semblait-il, elle n'en n'était pas certaine.

Je ne pense pas avoir besoin de faire les présentations, lança-t-elle en guise de salutations au Benoît ligoté à une chaise.    
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MessageSujet: Re: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Mar 13 Sep - 17:14



Les prières diaboliques d'un homme...


La journée avait commencé normalement, il s’était rendu dans sa boutique, avait préparer ses gâteaux pour la journée, il avait salué Cain quand celui-ci était arrivé puis tous les deux avaient vendu des pâtisseries tandis que lui retournait en préparer de temps à autre. Une journée banale en somme, semblable à toutes les autres et qui, pourtant, s’était terminée de manière inattendue et pour le moins douloureuse. N’ayant rien de prévu pour la soirée, Benoît s’était attardée à la boutique, pour nettoyer de fond en comble les cuisines, comme il le faisait régulièrement, et pour avancer son travail pour le lendemain. Ainsi, il avait préparé diverses pâtes à tarte et à gâteaux et il était plus de 18h lorsqu’il avait quitté le magasin pour rentrer dans son appartement. Appartement qu’il n’atteignit pas ce soir-là.

Habitant non loin du Chemin de Traverse, le pâtissier avait décidé de rentrer chez lui à pieds, le printemps commençait à se faire sentir, le temps devenait clément et il avait envie de s’aérer la tête avant de rentrer. Le trajet ne dura pas longtemps, mais tandis qu’il tournait dans sa rue pour atteindre son immeuble, il reçut un violent coup derrière la tête puis tout devint noir autour de lui. Il ne sut pas pendant combien de temps il était resté inconscient, ni même qui l’avait attaqué. Quand il revint à lui, sa tête le lançait, lui rappelant douloureusement qu’on l’avait frappé. Son premier réflexe fut de porter sa main à sa tête, pour s’assurer qu’il avait juste une bosse et non pas quelque chose de plus grave, ce qui lui permit de constater qu’il était ligoté à une chaise. Pris de panique, il essaya de se défaire de ses liens, gigotant sur sa chaise, à tel point qu’il finit par sentir les cordes lui entamait la peau, le forçant à arrêter de se débattre.

-Il y a quelqu’un ?! hurla-t-il en essayant d’attirer l’attention. Aidez-moi !!!

Il n’obtint aucune réponse, aucun autre bruit que celui du crépitement du néon qui se trouvait au-dessus de sa tête et la panique gonfla un peu plus en lui. Que faisait-il là ?! Qui l’avait donc agressé ?! Qu’avait-il fait de mal pour se retrouver dans une telle situation ?! Où était-il ?! Et surtout : qu’attendait-on donc de lui ?! Même si certaines personnes pouvaient le penser, Benoît n’était pas complètement idiot, il savait bien qu’il n’avait pas été amené là et ligoter sur une chaise au milieu de nulle part, là où personne ne pouvait l’entendre, pour partager une tasse de thé et une assiette de cookie avec son ravisseur. Non, rien de bien ne risquait de lui arriver ici, il ne lui restait plus qu’à espérer qu’on remarquerait sa disparition et que quelqu’un le sortirait de là. Après tout, il ne savait rien de son ravisseur, ni même de ce qu’il attendait de lui. Peut-être passerait des jours et des jours ici, ligoté sur sa chaise, sans bouger et qu’il finirait tout simplement par mourir. Ou peut-être que son kidnappeur viendrait le voir et se ferait un malin plaisir à le torturer, jusqu’à lui faire perdre toute sa raison et lui donner envie de mourir.

Ses pensées se dirigèrent ensuite vers Ezéchiel. Comment réagirait-il lorsqu’il prendrait conscience de sa disparition ? Beny se doutait déjà qu’il serait énervé – et encore, c’était un euphémisme – et qu’il partirait à sa recherche. Cette perspective le rassura quelque peu, si Ezéchiel partait à sa recherche, il finirait bien par le trouver non ? Bon, il ne savait absolument pas où il était, mais il finirait par sortir de là, il fallait qu’il y croie, s’il perdait espoir maintenant, il ne s’en sortirait pas. Sans compter qu’il avait suffisamment confiance en Ezéchiel pour savoir qu’il partirait à sa recherche.

En entendant la porte s’ouvrir, le pâtissier crut, l’espace d’une seconde, qu’il s’agissait du Crowford qui l’avait retrouvé et qui venait le sortir de là. Avant de réaliser qu’il était encore trop tôt pour que son petit-ami ait remarqué sa disparition. Effrayé, il se ratatina un peu plus sur sa chaise tandis que l’homme qui venait d’entrer s’avancer vers lui. Lorsque ce dernier pénétra dans la zone éclairée, les yeux de Benoît s’agrandirent de surprise et son visage pâlit légèrement. Face à lui se trouvait Alexandre Crowford, le père d’Ezéchiel. S’il avait toujours été intimidé par l’aristocrate, il devait avouer que c’était la dernière personne qu’il s’était attendu à trouver ici. Peut-être était-il venu le sortir de là ? Mais quelque part, au fond de lui, le pâtissier sentait que ce n’était pas le cas.

-Mon…monsieur Crowford…. Lâcha simplement le prisonnier sans parvenir à détacher ses yeux de l’aristocrate. Vous êtes venu…me libérer ?

Sa voix était tremblante et malgré sa question naïve, la réponse s’imposa à son esprit avant même qu’Alexandre n’est le loisir de répondre. Non, bien sûr que non il n’était pas venu ici pour le délivrer. Comment aurait-il pu avoir vent de sa disparition et le trouver en aussi peu de temps. C’était tout bonnement impossible. Ce qui voulait dire qu’il était là pour tout autre chose. Cette idée fit resurgir en lui la panique qui l’avait assailli un peu plus tôt.

-Pourquoi…pourquoi vous êtes là… ? demanda-t-il alors d’une voix rendue aigue par la peur.

Bien qu’une part de lui se doutait de la raison de sa présence ici, il se força à la repousser. Il ne pouvait se résoudre à croire que c’était le père de l’homme qu’il aimait qui l’avait fait enlever. Pourquoi aurait-il fait une chose pareille ?


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MessageSujet: Re: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Ven 16 Sep - 20:07

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19 avril

Voir Benychoupinou ainsi ligoté à une chaise, dans un bunker souterrain loin de tout avait quelque chose de jouissif pour Valandra. Sérieusement, elle ressentait ce sentiment intense et délectable qu'elle aimait tant mais qu'elle n'avait connu véritablement que deux fois dans sa vie.

La première fois avait été quand elle était parvenue à convaincre tout son entourage de la folie de sa mère et que cette dernière, pleurant et suppliant, avait été emmenée de force dans son asile. La seconde avait été quand elle avait assisté au procès du pauvre libraire condamné pour le meurtre d'un auror et qui, après l'avoir regardé une dernière fois, avait refusé d'expliquer son geste pour la garder loin de tout cela et la préserver.

Et il y avait ce soir. Et Benoit Fortarôme ligoté ici sur une chaise, à sa merci. Elle pouvait le tuer, là maintenant, personne s'en saurait rien. Mais elle n'allait pas le faire, pas tout de suite. Elle avait encore besoin de lui pour terminer son plan, pour s'assurer qu'Ezéchiel ne passerait pas des années à le chercher partout désespérément, pour qu'il se croit simplement quitté et qu'il fasse le deuil de cette stupide histoire d'amour.

Beny était si pathétique, il semblait à deux doigts de se mettre à pleurer. Mais que pouvait donc bien lui trouver Ezéchiel ? L'aimerait-il toujours s'il le voyait aussi minable ? S'il voyait le minable qu'était son amant, comme Valandra le voyait depuis le début ?

Te libérer ?
, répéta-t-elle en se retenant d'éclater de rire. Elle croyait vraiment qu'Alexandre se déplacerait en personne pour venir le sauver lui, qui n'était personne ? Alexandre Crowford était bien au-dessus de cela. Valandra n'était même pas sûr qu'il se déplacerait si cela avait été Ezéchiel à la place de Benoît.

Pourquoi est-ce que je suis là ? Bonne question...

Tout en parlant d'un ton posé, Valandra se déplaçait lentement dans la pièce sans quitter Beny des yeux. Elle connaissait Alexandre depuis toujours, elle connaissait ses mimiques, ses gestes, sa manière de se tenir droit et sûr de lui.

Je vais être franc avec toi, inutile de perdre du temps pour si peu.

Valandra prit l'autre chaise libre abandonnée dans un coin et s'asseya face à Benoît, croisant les jambes.

Tu as vraiment cru que tes petites affaires avec mon fils n'arriveraient jamais à moi ? Ezéchiel est adulte mais il est mon fils, je garde en permanence des yeux sur lui.

Ce qui était crédible dans le fond vue leurs fonctions respective et leur famille, non ?

Personnellement, je me fiche de qui se tape mon fils, tant que cela reste dans l'intimité de son lit. Tu croyais vraiment pouvoir te pavaner à son bras ? Ezéchiel est mon unique héritier, de lui dépend la suite de ma descendance. Et à moins que tu sois à même de pondre un enfant, tu n'es pas en mesure de lui donner un héritier digne de ce nom. Encore moins avec un nom tel que le tiens.


Valandra adressa un regard des plus sérieux à Benoît, attendant de voir s'il avait encore suffisamment de faculté cérébrale en cet instant pour comprendre où elle voulait en venir ou pas.    
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MessageSujet: Re: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Lun 19 Sep - 18:40



 
Les prières diaboliques d'un homme...


Si, sur le coup, il s’était senti rassuré en voyant le père d’Ezéchiel entrer dans la pièce où il était enfermé, ce n’était plus le cas à présent. Sa présence en ces lieux, quelques heures – du moins le pensait-il, c’était peut-être plus – après sa disparition devenait suspecte, mais le pâtissier refusait de croire que Alexandre Crowford est organisé tout ça. Ce n’était pas possible, un Crowford ne s’abaisserait pas à ça, non…? Pourtant, en l’entendant répéter sa question, quand il demanda s’il était venu le libérer, les espoirs du pâtissier s’envolèrent comme un tas de farine laissait à l’abandon sous une tempête. Pourquoi était-il là ? Comme s’il semblait lire dans ses pensées, il entendit l’aristocrate formulait cette question à voix haute, faisant se ratatiner un peu plus Benoît sur sa chaise.

-Vous n’allez pas me faire de mal, hein ?! demanda-t-il d’une voix presque suppliante.

Le père d’Ezéchiel ne pouvait pas être là pour le nuire ? Il ne ferait pas ça à son fils ! Ezéchiel lui en voudrait terriblement si c’était le cas. Déjà que les relations entre ce dernier et son père étaient tendues, pourquoi prendre le risque de tout compliquer ? Incapable de détacher ses yeux de lui, Benoît observait les moindres faits et gestes d’Alexandre, avec angoisse, la peur lui nouant le ventre. Lorsqu’il vint s’asseoir près de lui, Beny eut la furieuse envie de reculer, c’était plus fort que lui. Même s’il ne le connaissait pas et qu’il ne l’avait aperçu qu’une fois, le pâtissier craignait le chef de famille des Crowford, et les choses n’iraient certainement pas en s’arrangeant après cette expérience… Enfin s’il en ressortait vivant.

Le visage déjà pâle du brun devint presque translucide, lui donnant un air fantomatique, quand il entendit que l’aristocrate avait découvert la relation qu’il entretenait avec son fils. A présent, Beny comprenait bien mieux pourquoi Ezéchiel avait tenu à cacher leur couple à son père. Il était sûr que c’était de sa faute, son amoureux était bien trop appliqué et sûr de lui pour avoir fait une erreur. C’était forcément de sa faute si Alexandre savait pour eux, et à présent, il en payait le prix. Parce que le pâtissier avait bien compris la menace sous-jacente qui se cachait derrière les paroles d’Alexandre.

-Je me pavane pas à son bras ! protesta Benoît avec désespoir. Je l’aime, je le rends heureux !

Pourquoi tout le monde semblait penser que lui ou Ezéchiel profitait de la situation ? Leur couple était-il aussi bizarre que ça pour que personne ne soit convaincu de leur amour ? Et pourtant, il aimait Ezéchiel ! Il l’aimait de tout son cœur et tout ce qu’il voulait, c’était son bonheur.

-Alors quoi ? demanda le pâtissier, en tâchant de chasser son envie de pleurer, il refusait de pleurer devant cet être abject. Vous allez me tuer parce que je ne peux pas donner d’enfant à Ezéchiel ? Il ne vous le pardonnera jamais quand il l’apprendra. Et il l’apprendra, vous pouvez en être sûr !

S’il y avait bien une chose qu’avait appris Benoît sur Ezéchiel, c’était qu’il était déterminé, et qu’il détestait qu’on se moque de lui et qu’on essaie de s’approprier ce qui était à lui. Ou plutôt qui en l’occurrence. Quand bien même il s’agissait de son père, jamais l’homme qu’il aimait ne laisserait passer quelque chose comme ça. Et il était persuadé qu’il le chercherait jusqu’à ce qu’il le retrouve. Même si, en cet instant, Benoît aurait préféré qu’Ezéchiel ait une vie heureuse plutôt qu’il perde son temps à chercher un cadavre. Parce que c’était bien ce qu’il allait devenir, non ?


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MessageSujet: Re: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Mer 21 Sep - 16:12

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Benoît ✧ Valexandre


19 avril

Valandra dû faire un très gros effort sur elle même pour s'empêcher de pouffer quand Benoît voulant s'assurer qu'elle ne lui ferait pas de mal. Ah ça devait être sympa de vivre dans son joli petit monde de gâteaux et de sucre tout en douceur où tout le monde était gentil et heureux. Non mais sans déconner ? Il vivait vraiment déconnecté de la réalité lui.

À côté de cela Valandra exultait à voir Benychoupinou aussi piteux et pathétique. Elle regrettait même qu'Ezéchiel ne puisse pas le voir son chéri. Voir quel misérable cloporte pleurnichant est-ce qu'il était réellement. Pauvre Beny, toujours à chialer et à chouiner pour faire son intéressant et se faire dorloter par Ezé, allant jusqu'à s'imposer à une soirée du Ministère où il n'avait pas sa place uniquement pour lui faire sa crise et le culpabiliser d'oser passer une soirée et un bon moment sans sa compagnie.

Il le rendait heureux, vraiment ? Il ne doutait de rien lui. Ezéchiel rendait heureux Benoît, sans l'ombre d'un doute mais la réciprocité semblait impensable. Ezéchiel devrait faire face à ses amis et à sa famille pour imposer Beny dans sa vie. Comment pouvait-il sérieusement croire que cela le rendait heureux ?

Et voilà que Beny se sentait tout à coup miraculeusement pousser une paire de testicules. Valait mieux tard que jamais n'est-ce pas ? Dommage que cela ne lui servirait plus à rien. C'était avant qu'il aurait dû se décider à agir comme un homme, plus maintenant. Mais il était sûr que c'était toujours plus facile de tenter de s'affirmer en sachant que de toutes manières cela ne servirait à rien que de le faire et devoir ensuite l'assumer.

Déjà, il faut qu'il l'apprenne.

Valandra avait répondu sur un ton calme. L'Alexandre faisant face à Benoît semblait parfaitement serein, sûr de lui et d'avoir la situation parfaitement en main.

Et même s'il l'apprend un jour et qu'il m'en veut... Et alors ? Tu t'imagine qu'il se passera quoi exactement ? Qu'il changera de nom pour ne plus jamais rien avoir à faire avec moi ? Réfléchis donc un instant, tu crois vraiment qu'Ezéchiel irait jusqu'à rejeter les siens et renoncer à son rang et à son héritage même pour toi ? Ne te leurre donc pas, je sais très bien qu'Ezéchiel n'attend que le jour où il touchera l'intégralité de ce qui lui revient. A ton avis, s'il devait choisir entre son mode de vie et toi, il choisirait quoi ?


Marquant une pause, Valandra se releva pour venir se planter face à Beny, s'accroupissant devant lui.

Mais toi, tu n'es pas comme lui n'est-ce pas ? Toi tu cherche avant tout son bonheur... A ce qu'il aille la vie à laquelle il aspire depuis toujours. Évidemment que je refuse que mon descendant soit un vulgaire bâtard venant d'une femme que mon fils aurait payé pour l'engrosser et encore moins un enfant issus de Merlin ne sait quel orphelinat et dont les origines seraient floues. Tu croyais vraiment qu'il te suffirait de débarquer la bouche en coeur avec un stupide cupcake au chocolat pour que j'accepte que tu devienne la nouvelle Madame Crowford ?    
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MessageSujet: Re: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Mar 27 Sep - 12:28



 
Les prières diaboliques d'un homme...


Benoît était perdu, face à lui se trouver Alexandre Crowford, calme et plus terrifiant que jamais, tandis que lui était ligoté à une chaise, sans possibilité de bouger, et qu’il était terrifié. Il avait la désagréable impression d’être une victime en compagnie de son bourreau et, malheureusement, cet impression n’était pas loin de la réalité. Si au début, il n’avait pas voulu croire que c’était à cause du chef de la famille Crowford qu’il se retrouvait enfermé dans une cave sordide, la lumière commençait à se faire dans son esprit. Plus il l’entendant parlé et plus il avait la certitude que sans lui, il ne serait pas là. Il n’arrivait pas à croire que son amour pour Ezéchiel l’avait conduit tout droit sur cette chaise. Il avait l’impression d’être un criminel notoire à qui on essayait de faire avouer ses crimes alors que lui, tout ce qu’il avait fait, c’était de s’efforcer de rendre l’homme qu’il aimait heureux. Leur amour était-il à ce point contre nature qu’il ne serait jamais accepté par personne ? Pourtant, lorsqu’il avait rencontré Octavie Crowford, tout s’était bien passé, elle avait été très gentille et elle avait même eu l’air de l’apprécier. Sa relation avec son fils ne semblait pas la déranger alors pourquoi son mari en venait-il à de telles extrémités ?

En entendant la remarque, presque railleuse, du doyen Crowford, Beny fut pris d’un doute, rapidement dissipé. Bien sûr qu’Ezéchiel remarquerait sa disparition, il refusait de croire le contraire. Par contre, de là à apprendre que son père était derrière tout ça, rien n’était moins sûr. S’il sortait de là un jour, il y avait une chance qu’il l’apprenne, mais le pâtissier commençait sérieusement à douter qu’il se sortirait de cette histoire. Alors quoi, il allait mourir juste parce qu’il était tombé amoureux d’une personne qu’il ne méritait pas ? On n’était pas dans un foutu roman, ce genre de chose n’arrivait pas dans la vraie vie en temps normal ! Il était trop jeune pour mourir, il avait encore toute la vie devant lui. Et puis, qu’arrivait-il à Ezéchiel quand il apprendrait sa disparition ? Comment réagirait-il ? Partirait-il à sa recherche ? Essayerait-il de savoir ce qu’il lui était arrivé ? Benoît voulait croire que oui, mais avec le temps, après des semaines, voire des mois de recherches, quand il ne le trouverait pas, que se passerait-il ? Ezéchiel continuerait-il sa vie normalement ? Passerait-il à autre chose ? Finirait-il par l’oublier…? Bien sûr, le pâtissier préférait largement que l’aristocrate l’oubli et qu’il mène une vie heureuse plutôt que de le chercher toute sa vie, mais la perspective de mourir seul et oublié de tous dans ce trou à rat l’effrayé. Ses parents n’en sauraient jamais rien puisqu’ils étaient partis vivre à l’autre bout du monde, il n’était même pas sûr qu’ils reviendraient un jour en Angleterre.

Mais le pire dans tout ça, c’était les paroles d’Alexandre, qui s’insinuaient en lui aussi sûrement qu’un venin dans le sang de sa proie. Ces mots qui le faisaient douter de l’amour qu’Ezéchiel lui portait pour, au final, se dire que c’était malheureusement Alexandre qui avait raison. Ezéchiel aimait son train de vie, il était fier d’être un Crowford, il en jouait et il se délectait de l’effet que produisait son nom sur les autres, il avait même été vexé lorsqu’ils s’étaient rencontrés et qu’il n’avait pas su qui il était, c’était dire. Non, définitivement non, il ne voyait pas Ezéchiel renoncer à son nom, à sa fortune et à son statut pour lui. Et cette révélation lui fit un pincement au cœur. Lui, il aurait tout abandonné pour Ezéchiel, il allait même mourir par amour pour lui… Malgré tous ses efforts pour les retenir, quelques larmes se mirent à couler silencieusement le long de ses joues et il baissa la tête pour les cacher à l’aristocrate, bien qu’il soit certain qu’il les ait vu.

-Je…j’ai jamais voulu être madame Crowford… protesta-t-il si faiblement qu’il n’était pas sûr que son interlocuteur l’ait entendu.

Pourquoi tout le monde pensait que c’était lui qui avait couru après Ezéchiel alors que ce n’était pas le cas ? C’était vrai, après leur première rencontre, il avait voulu le remercier et il s’était dit qu’il irait le voir, mais c’était Ezéchiel qui était venu le premier. Il ne lui avait pas couru après, il n’avait même rien fait pour qu’Ezéchiel tombe amoureux de lui, il lui avait même avoué qu’il l’était depuis des années, alors qu’il n’avait absolument rien fait. Alors oui, à force de le voir, il était tombé lui aussi amoureux du Crowford mais il n’aurait jamais pensé que cet amour serait un jour réciproque. Depuis qu’il avait découvert que c’était le cas, il avait juste été heureux et avait profité de cette relation – cachée – et c’était tout. Il n’avait jamais spécialement voulu entrer dans la famille Crowford ou toucher à l’argent d’Ezéchiel. La vie qu’il avait lui convenait parfaitement, et la seule chose qu’il attendait d’Ezéchiel au final, c’était qu’il soit heureux. Sur ce point-là en tout cas, Alexandre avait raison…

-Je sais que…que je le mérite pas…que je suis indigne de lui mais…je veux rien de votre famille… C’est pas une raison pour me tuer…

Malheureusement, il n’était pas sûr d’arriver à convaincre papa Crowford de ne pas le tuer. Surtout pas avec des arguments comme ceux-là. Il ne lui restait plus qu’à espérer qu’il le tuerait rapidement et qu’il ne souffrirait pas trop….



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MessageSujet: Re: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Mar 4 Oct - 17:11

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19 avril

J'ai jamais voulu être Madame Crowford... Bon sang, Valandra dû faire un effort surhumain pour ne pas éclater de rire en l'écoutant répondre cela. N'importe quel homme se serait énervé, l'aurait remise à sa place pour avoir ainsi piétiné sa masculinité. Mais Benychoupinet ? Non, bien sûr que non. Lui, il se contentait de pleurer de manière pathétique. Dans le fond, peut-être n'avait-il réellement pas grand chose de masculin. Peut-être aurait-il préféré porter des robes au lieu de pantalons.

Valandra aperçu les larmes qui roulaient sur les joues du pâtissier et comme c'était toujours le cas, cela ne lui fit rien. Elle n'avait jamais réussit à comprendre pourquoi est-ce que les gens réagissaient aux larmes d'autrui, comme si cela semblait les affecter. Elle, cela ne lui avait jamais rien fait de voir quelqu'un pleurer. Elle ne ressentait pas de peine, pas de pitié. Rien... juste un vide qui lui faisait ni chaud ni froid. Mais cela ne lui avait pas empêcher de comprendre le pouvoir des larmes et elle avait très vite apprit à en verser sur commande pour attirer les attentions. Et ce vide ne concernait pas que les larmes mais les émotions des autres en règle générale. Quand une de ses « amies » était folle de joie à propos de quelque chose, Valandra réagissait instantanément en sautant, criant etc mais ce n'était qu'une mascarade. Là encore, elle ne ressentait rien de plus qu'un vide.

Quand Benoît reprit la parole, Valandra leva les yeux au plafond un instant avant de se relever.

Ne pas te tuer hum ? Nous verrons... Cela dépendra surtout de toi.

Valandra se rapprocha de Beny et s'accroupit devant lui sans le quitter des yeux. Il était séduisant, elle l'avait toujours pensé et surtout avant qu'il ne lui vole Ezéchiel. Elle pouvait comprendre que l'on puisse s'éprendre de lui. Mais désormais, il ne lui inspirait plus que de la répulsion.

Elle se releva alors et fit demi-tour pour franchir la porte et revenir un court instant plus tard avec une pile de parchemins et une plume.

Voilà ce que nous allons faire. Je veux que tu écrive une lettre à mon fils. Une lettre dans laquelle tu lui explique que tu ne veux plus de cette relation et que tu as décidé de partir, de mettre le plus de distance possible entre vous deux. Pas de message caché, pas de longues tirades larmoyantes. Je veux juste qu'on y comprenne que tu t'es bien amusé mais que tu as décidé de passer à autre chose. Et si cette lettre suffit à convaincre Ezéchiel, alors tu pourra partir refaire ta vie loin, très loin, d'ici et de nous. Mais si cette lettre n'est pas assez convaincante ou si tu cherche par la suite à recontacter Ezéchiel alors il n'aura plus qu'à faire son deuil de toi après avoir pleurer sur ta tombe. Suis-je suffisamment clair ?


En vérité, Valandra ne comptait pas autrement laissé Benoît sortir de là vivant. Non pas qu'elle avait envie de le voir mort, elle s'en fichait dans le fond tant qu'elle en était débarrassé. C'était juste que son plan tomberait à l'eau s'il réapparaissait et expliquait partout qu'Alexandre Crowford l'avait enlevé, séquestré et menacé. Personne ne pourrait remonter à elle, elle avait mit à point d'honneur de travailler jusqu'au moindre détail de son plan en étant sous polynectar, mais Ezé et son foutu toutou sauraient qu'Alexandre ne serait pas une menace et pourraient recommencer joyeusement leur stupide petite histoire.   
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MessageSujet: Re: Les prières diaboliques d'un homme... /feat beny Jeu 8 Déc - 18:17



 
Les prières diaboliques d'un homme...

Coincé dans un endroit qu’il ne connaissait pas – et qui n’avait rien de sorcier – entre les mains d’un homme qu’il n’avait jamais rencontré mais qu’il craignait tout de même, Benoît avait peur, très peur. Bien que beaucoup le qualifiait de naïf, il ne s’était jamais bercé d’illusions en pensant stupidement que le père d’Ezéchiel l’accepterait quand il découvrirait qu’il sortait avec son fils unique, mais il n’aurait jamais cru pour autant qu’il se retrouverait enlevé et séquestré par Alexandre Crowford. Sans parler qu’il finirait probablement mort… Alors oui, Benoît était mort de trouille, il le reconnaissait sans mal, mais il ne voyait aucun moyen de se sortir de cette situation. Et entendre que sa survie dépendait de lui ne le rassura pas le moins du monde. Il ne savait pas ce que le patriarche des Crowford attendait de lui et il avait peur de ne pas être à la hauteur. Ou pire, de devoir faire du mal à Ezéchiel.

Il n’était pas stupide – contrairement à la croyance de beaucoup de personnes – le pâtissier savait pertinemment qu’il était ici parce que le père d’Ezéchiel n’approuvait pas du tout leur relation. Il le lui avait même dit. En le voyant quitter la pièce, il eut peur de ne pas le voir revenir, peur de savoir ce qu’il voulait, peur de ce qu’il allait devoir faire. Mais quand Alexandre revint avec une pile de parchemin et des plumes, il commença à comprendre ce que le plus âgé des Crowford attendait de lui. Ce qui fut vite confirmé par ses paroles qui ne tardèrent pas à suivre.

Ainsi donc, c’était les seuls choix qui lui rester : quitter Ezéchiel et partir vivre loin de lui ou mourir ? Dans les deux cas, il ferait du mal à l’homme qu’il aimait. Peut-être que s’il choisissait la première option, les choses finiraient par s’arranger. Actuellement, il était trop effrayé et en état de choc pour réfléchir mais peut-être que plus tard, il trouverait une solution. Et Ezéchiel, accepterait-il une rupture aussi définitive et soudaine ? Après tout, quelques jours plus tôt, ils passaient encore de bons moments ensemble. Dans tous les cas, il était hors de question de choisir la mort, de toute façon, il ne pouvait s’y résoudre. Aussi Benoît tenta-t-il d’endiguer ses larmes – sans grand succès – avant de se saisir du parchemin et de la plume qu’on lui tendait.

-D’accord…je…je vais le faire, souffla-t-il d’une voix faible. Mais ne faites pas de mal à Ezéchiel…s’il-vous-plaît….

Pendant quelques instants, il fixa le parchemin vierge, cherchant quoi écrire pour rompre avec celui qu’il aimait, bien que cette simple idée lui déchirât le cœur, il n’avait guère le choix pour le moment. Finalement, sa plume glissa toute seule sur le papier, traçant des mots qu’il ne pourrait jamais oublier et qu’il regretterait certainement toute sa vie :

« Ezéchiel,

Je te quitte. J’ai passé de bons moments avec toi, mais j’ai trouvé mieux que toi. Quelqu’un qui prendra soin de moi et que j’aime. Je quitte Londres alors ne cherche pas à me retrouver et laisse-moi vivre ma vie loin de toi.

Benoît »
Après avoir terminé, il regarda ces quelques lignes mais il avait beau reconnaître son écriture, il avait l’impression que quelqu’un d’autre les avait écrites. Des larmes coulant toujours sur ses joues, il tendit le parchemin d’une main tremblante à Alexandre Crowford, l’homme à cause de qui il avait le cœur brisé, avant de ne plus avoir la force de le faire.

-J’ai…j’ai terminé… dit-il en lui tendant le parchemin.

Tandis que le papier quittait ses mains pour atterrir dans celles de son tortionnaire, il pria de tout son cœur pour que Ezéchiel ne lise jamais ce message.



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